Berka, wahrscheinlich Juli 1776 [nach dem 23. Mai]
Entwurf
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Jakob Michael Reinhold Lenz
Henriette von Oberkirch geb. Waldner von Freundstein (Straßburg)
LKB
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Il s’ agit aussi de faire des Soldats et d’ Officiers pas des jeunes gens etourdis et effemines en meme tems, quelque fois de grends enfans, mais des hommes d’un courage male et affermis comme les vieux Romains – Mais assez de Preliminaires passans au fait.
Quon pe me passe encore une seule et Ia derniere remarque preliminaire. Cest que de tout tems il est affermi par l’experience de tous tems et lieux et surtout de la France, que la guerre, soit heureuse ou malheureuse, ruine enfi le pays qui Ia fait. Cest peut etre a la france qui depuis tous les tems par des arrangemens plus sages a donnée loix aux autres peuples, a les instruire comment enfin on peut faire Ia guerre au profit de son pays, comme les vieux Romains les ont faits et en meme tems a Ia gloire du Roi. C’ est lorsque les Soldats comme chez les vieux Rom. combattent pour eux et pour leurs propres familles, songent a mettre a l’ecart le butin qu’ils font, et Je rapportent dans le Royaume ou apres ils circulent et l’enrichissent. Voila ce qui manquoit aux Louis 14 et ou les Colberts ne pouvoiet pas remedier. Ce netoient que des palliatives qu’ils inventoient pour subvenir aux frais de la guerre, et qui n’ayant des canaux reduisants devoient a Ia fin, quelques sages que tous ces dispositions etoient prises, tarir les sources les plus fecondes. Voila actuellement tous ces perils d’une guerre prevenues
de longue main
parce que tous les moiens que les sujets ouvriront au tems de l’extreme necessité, vont retourner aux tems de Ia paix a leur propre profit. Car d’abord que l’armée revient elle reduit avec soi l’abondance et l’industrie arreté par Ia guerre.
Brieftext um 90 Grad gedreht:

Oserois je vous prier Madame! d’agréér ici la continuation du Mercure Allemand avec les assurances de son plus profond respect et parfait éstime de la part de Monsieur Wieland l’auteur.
Si c’est de Votre permission, dequoi j’ai lieu de fort douter, que j’ai recú la copie de certaine silhouette, je ne demande pas pardon d’un silence qui seule pouvoit servir d’ expression a une reconnoissance qui comme le sujet qui l’ anime est au dessús de toute parole. Rien assurement me coute tant de peine qu’une lettre pour vous, quelqu’ingenú qu’il vous puisse paroitre un tel aveu, il n’est que trop reflechi, considerant le danger a qui je m’expose de peut ètre Vous offenser.

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Il faut que
je previenne
avant d’entrer dans aucun detail de mon projet je previenne d’abord quelques doutes assez fortes peut etre pour empecher que je puisse etre lú sans indignation jusqu’au bout de monouvrage. Ce sera dira ton qu’a mon plan une infinite de villes et bourgs restera entierement sans garnisons, et que les autres memes les places les plus importantes et des frontieres n’en auront pas d’assez fortes seulement pour fournir des sentinelles encore moins pour fournir de Ia defense aux differentes parties des fortifications. Mais je supplie Monseigneur, de me preter seulement son attention jusqu’a la fin de ma premiere esquisse des legions, et je prens la liberté de l’assurer d’avance qu’alors je lui montrerai des mojens surs et infaillibles de vaincre tous ces obstacles ce qui seulement ici n’est pas encore le lieu d’exposer. Elle peut ètre très assurée que quelque peu que peut etre ma connoissance de la guere je n’aie pas omis un seul point sans y songer et reflechir, et que même je ne
me
sois pas abandonné a ce principe hazardé sur les anciens, que la defense des places ne soit pas un article aussi necessaire dans la guerre, que la disposition d’une armée pour la guerre ouverte en rase campagne, tant belles choses que pourroit deja etre debuté la dessils constaté pour la pluspart de l’ experience tant des anciens que des nouveaux. – Je me contente seulement d’allequer ici en passant ce que Je Comte de saxe dit par rapport aux magazins necessaires pour nourrir une garnison forte de trois 4 mille hommes, et la facilite que cela donne aux ennemis de prendre la ville par Ia famine. Ainsi ce n’est dore quun vain apparreil pendant Ia paix que les gamisons aussi fortes sans
que
qu’on songe a la force principale du pays je veux dire de l’armée.
Le secret principal d’une bonne discipline pendant la paix ou tout s’assoupit l’ardeur, l’ambition, les vues, ce seroit un mouvement continuel proportionné cependant aux forces humaines, avec des points de d’un repos choisi et d’assez d’agremens pour pouvoir exciter a
se soustraire
subir
pour lui a toutes peines et fatigues imaginables. II faut enfin que le soldat soit heureux pour etre bon, qu’il oublie son esclavage et le regarde comme un arrangement necessaire quil se prescriroit lui même sil ne lui ser etoit pas prescrit quil ait a quoi tenir pour lui sacrifier ses forces et sa vie et qu’au comble d’encouragemens il fasse toute guerre en quelque facon pour soi même. Voila ce qui a rendú les Romains les vainqueurs du monde; voila ce qui rendroit le Roi de France le plus terrible et le plus adoré roi de Ia terreparce que chaque soldat defendroit se droits comme les siens propres. Mais passons ces declamations encore trop avanceés.
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quil y soit eleve et qu il soit familiarises avec ces principes des sa jeunesse. Voila ce qui leve tout d’un coup tous les obstacles de la subordination
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Provenienz
Kraków, Biblioteka Jagiellońska, Lenziana 5, Nr. 23; Entwurf. Briefentwurf am Ende der ersten Seite; andere Aufzeichnungen vgl. Schriften zur Sozialreform, Bd. 1, S. 394f.
Übersetzung
[Briefentwurf am Ende der ersten Seite:] Darf ich, gnädige Frau, Sie zu bitten wagen, die Fortsetzung des Teutschen Merkur entgegenzunehmen, mit tiefstem Respekt und der ausgezeichneten Hochachtung des Autors, Herrn Wieland.
Sollte ich mit Ihrer Erlaubnis, was ich anzweifle, die Kopie einer gewissen Silhouette erhalten haben, so kann ich nicht um Verzeihung bitten für mein Schweigen, das nur ein Ausdruck von Dankbarkeit ist, die, wie die Sache, die es hervorrief, über das Sprechen wohl erhaben ist. Kaum etwas kostet mich mehr Mühe, als einen Brief an Sie zu verfassen; mag Ihnen das Geständnis auch harmlos erscheinen, so ist es doch wohl überlegt, bedenkt man die Gefahr, in die ich mich begebe, Sie vielleicht zu kränken.